mardi 29 septembre 2015

2 ans plus tard

2 ans de tétées, de câlins, de douceur, de tendresse, de réconfort pour elle et moi. 

2 ans pendant lesquels je me suis souvent posée des tas de questions, où j'ai hésité, où j'en ai eu parfois marre, où j'ai douté.

2 ans que j'allaite ma Poussinette, avec des hauts et des bas (mais surtout des hauts !). 

Il y a eu des semaines difficiles, où je n'en pouvais plus, surtout la nuit. Et puis, finalement, après plusieurs tentatives, elle a accepté de se rendormir sans téter. Heureusement, car j'étais à bout, prête à remettre en cause tout mon allaitement, tant je le vivais comme une torture. On a fini par retomber sur nos pattes et trouver un nouveau rythme qui nous convenait à elle et à moi.

Il y a eu aussi sa petite main qui me chatouille, son chagrin qui s'apaise d'un coup, comme par magie, son air repus et satisfait, ses yeux dans mes yeux, une petite fille qui grimpe partout et fait des acrobaties le sein dans la bouche, une joie immense de se retrouver tous les soirs et de partager ces moments rien qu'à nous.

On pose souvent la question aux mamans qui allaitent longtemps de "pourquoi continuer à allaiter ?" mais finalement, pendant ces deux années, je n'ai jamais réfléchi comme ça. Je me demande plutôt, à chaque fois, "pourquoi j'arrêterais ?". Si je ne trouve pas de bonne réponse, que nous le souhaitons encore toutes les deux, que ma fille a toujours besoin de lait, mon lait est le plus adaptée pour elle, alors, on continue.

Je rappelle juste au passage que dans son guide officiel, le programme national nutrition-santé préconise un allaitement exclusif jusqu'aux 6 mois de l'enfant et encourage à poursuivre jusqu'aux deux ans de l'enfant, voire plus, etc ...si, si, c'est écrit dans le petit bouquin distribué à la maternité ! 

Nul besoin de culpabiliser. On en a envie, on continue. Pour moi, c'est vraiment la clé d'un allaitement serein, il faut trouver son équilibre.

Quand j'ai eu besoin que ma fille arrête de téter la nuit, je n'ai pas culpabilisé, quand j'ai poursuivi son allaitement au-delà des 6 mois conventionnels, je n'ai pas culpabilisé et quand j'ai voulu ralentir le rythme et progressivement passer à autre chose, je n'ai pas culpabilisé non plus.

Aujourd'hui, j'aimerais tourner cette page en douceur pour ma fille. Je sens que c'est un réconfort dont elle a encore du mal à se passer, mais je sens aussi qu'on pourrait faire autrement, et moi, j'ai BESOIN qu'on fasse autrement. Elle veut des câlins, elle veut être rassurée, mais je pense qu'elle est capable d'être apaisée autrement qu'en tétant. Maintenant, systématiquement, quand elle me dit qu'elle veut téter, je lui demande si elle a soif, si elle a besoin d'un câlin, ... je cherche à identifier son vrai besoin. Elle ne tète plus beaucoup, une à deux fois par semaine, maximum (plus si on l'écoutait). Mais je veux profiter des dernières tétées sans le vivre comme une contrainte pour moi, ce qui commençait à être le cas ces derniers temps. Je ne veux garder que le meilleur de ces deux ans d'allaitement. Bientôt, ce sera la dernière tétée, pour elle et moi, j'y suis prête, je l'amène à s'y faire progressivement.




4 commentaires:

  1. Deux ans d'allaitement, quel joli chemin... Je vous souhaite de parvenir à clore ce chapitre tout en douceur !

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    1. J'espère aussi qu'elle va s'y faire. Elle demande encore beaucoup à téter, même si dans les faits, elle ne tète presque plus, parce que j'essaye de détourner son attention et de lui proposer autre chose.

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  2. Réponses
    1. Oui, c'est vrai. J'espère juste qu'on arrivera à la terminer tout en douceur.

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